Les fabricants sont tenus de fournir des informations sur les ingrédients contenus dans leurs produits, notamment en ce qui concerne les allergènes, les produits irradiés, les ingrédients OGM et les informations nutritionnelles. Les ingrédients sont répertoriés par ordre de quantité, l'ingrédient le plus présent figurant en premier. Certains ingrédients peuvent porter des noms différents ; par exemple, le « sucre » peut se présenter sous forme de sirop de maïs, de glucose, etc.
Les informations nutritionnelles sont indiquées pour 100 g/ml et parfois par portion. On y trouve toujours une liste détaillée de la valeur énergétique, des protéines, des glucides (avec une ventilation en « % de sucres »), des lipides (avec une ventilation en « % de graisses saturées, trans », etc.) et du sodium. D’autres informations peuvent être incluses, telles que les vitamines et les minéraux, les fibres, ou d’autres allégations, comme « sans gluten » ou « sans lactose ».
De nombreux pays ont mis en place un système de code couleur de type « feu tricolore » qui attribue des points par 100 g ou 100 ml de produit afin d’aider les consommateurs à faire des choix plus sains, le vert foncé correspondant à un score plus élevé que le rouge foncé. En France, il s'agit du système Nutri-Score, qui utilise des lettres (A, B, C, D, E) et des couleurs, A correspondant à un meilleur choix que C. Cela peut sembler déroutant pour certains produits comme l'huile, car aucun n'est classé A, même lorsque l'huile est reconnue comme un bon choix, par exemple l'huile d'olive. Cela s'explique simplement par la manière dont les critères du système de codification sont programmés. Tout produit contenant trop de matières grasses serait considéré comme malsain, mais malheureusement, l’huile, de par sa nature même, n’est rien d’autre que cela : des matières grasses. Le système de notation ne fournit pas toutes les informations : portion, pesticides, niveau de transformation, etc.
Cela signifie que, lorsqu'on lit les étiquettes, on ne peut pas se contenter de prendre en compte un seul aspect : il faut considérer l'ensemble. Toutes les informations figurant sur une étiquette visent à guider les consommateurs afin qu'ils puissent faire des choix éclairés. Apprendre à les interpréter est donc très enrichissant en matière de santé.
Le tableau suivant propose une règle empirique simple pour interpréter une étiquette alimentaire et faire un bon choix nutritionnel pour 100 grammes :
*Un aliment contenant au moins 3 g de fibres pour 100 g constitue une bonne source de fibres ; une quantité deux fois supérieure (6 g) est considérée comme un aliment riche en fibres.
Les personnes ayant des besoins de santé plus spécifiques ou souhaitant obtenir davantage d'informations sont invitées à consulter un diététicien. Ces informations ne visent pas à se substituer à un avis professionnel.